Victoria, une rencontre bouleversante

Vieillir fait peur. À l’aube de la soixantaine, les petits bobos se font sentir un peu plus à tous les jours. L’angoisse d’en perdre des bouts et les pronostics qui se cumulent. Ça commence par l’oubli d’un prénom, le p’tit nom de l’ancienne voisine et ensuite celui de son propre enfant. Cette crainte est présente à chaque fois que je cherche mes clés ou que le mot sur le bout de ma langue tarde un peu plus que d’habitude à se pointer le bout du nez.

Vieillir c’est beau. La sagesse, le vécu, les souvenirs et l’expérience font de moi une personne riche. Une richesse de moments et de savoir. La pièce Victoria a su mettre une émotion parfaite sur celle que je n’arrivais pas à définir précisément. Un doux mélange de fous rire et de pleurs. Une rencontre confrontante avec la vieillesse, la maladie et le bonheur. Réaliser que les trois sont possibles en même temps est réconfortant. J’en suis sortie bouleversée. Un sourire, une larme séchée et le coeur gros.

Cette pièce a mis un baume sur le coeur du public. Des proches aidants, des endeuillés, des curieux tous présents pour vivre un moment unique et bouleversant avec la grande Victoria.

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