La vie avant et après la COVID-19; qu’en restera-t-il?

Je ne sais pas par où commencer. La date? Je ne la connais pas et même mon calendrier semble confus. Cela fera une semaine depuis la première conférence du ministre Legault. Disons que ça a pas mal brassé depuis: fermeture des écoles, des restos, de tout quoi! La quarantaine me confronte à mes propres pensées. Tous ces questionnements banals du quotidien pré-COVID-19 me reviennent en pleine face. Soudainement, malgré l’angoisse et l’incertitude, tout me semble tellement plus clair.

Empathie please

Nous sommes tout de même relativement choyés au Québec. C’est loin d’être parfait mais nous payons des impôts qui nous permettent d’avoir accès à des soins de santé gratuitement certes parfois dans un délai irraisonnable mais tout de même pas mal plus accessible qu’ailleurs dans le monde. Nous ne vivons pas avec la crainte constante de se faire droper des bombes sur la tête et nos enfants demeurent en sécurité dans les écoles loin des tueries de masse hebdomadaires de nos voisins du Sud. Bref, on est pas la ouate mais presque. Depuis que nous avons pris connaissance de l’existence du coronavirus, nous faisions comme d’habitude, les mains dans les poches en se disant que c’était bien loin de chez nous. Surprise! La couronne est venue cogner à nos portes nous obligeant à fermer d’urgence la province au grand complet. Who’s laughing now! Nous comprenons maintenant, à petite échelle, ce que ceux et celles qui fuient leur pays en pleine panique dans l’unique but de sauver leur peau. Aurons-nous une approche différente envers les immigrants qui choisissent notre maison pour les protéger?

Solidarité

La crise a amené, jusqu’à présent, son lot de laid. Cependant, je ne me suis jamais sentie aussi bien entourée. Je suis témoin d’élans d’entraide et de solidarité qui m’émeuvent. Des groupes d’entraide se forment entre parents à la maison et je suis plus qu’heureuse d’en faire partie. Nous diffusons en direct des séances de yoga pour enfants, des histoires, des recettes et des bricos. Ça fait du bien. Ces liens qui se forment à distance, plus solides que jamais parce que guess what, nous sommes tous dans la même galère.

Nous ferons des dessins d’arc-en-ciel pour mettre dans nos fenêtres, nous appelons nos proches quotidiennement pour nous assurer que tout le monde va bien et nous faisons tout notre possible pour se soutenir que ce soit en flashant nos lumières à 20h30 ou soutenant nos amies entrepreneures en partageant leur page d’entreprise sur les réseaux sociaux. Chaque petit geste compte, à distance bien sûr!

L’ennui

Je m’ennuie. Pas parce que j’ai rien à faire chez nous mais je m’ennuie des gens. Avant la COVID-19, notre maison bourdonnait d’amis du matin au soir. Me rendre à mon commerce de proximité préféré pour chercher un pot de chocolat Allo Simone, jaser de tout et de rien avec la propriétaire jusqu’à en oublier le temps. Ce temps-là est fini, du moins pour un méchant boutte. Je pense que c’est ce qui me cause le plus d’insécurité est de ne pas savoir quand et si nous parviendrons à nous sortir de cette crise. Bon nombre d’entreprises disparaîtront, plusieurs perdront leur maison et nous ne serons plus en mesure d’entendre raison. Je me sens comme dans un film, en espérant que le dénouement ne soit pas aussi tragique qu’anticipé.

Ce sont dans ces moments qu’on réalise à quel point on aime profondément certaines personnes alors que ça fera une coupure naturelle avec d’autres pis c’est bin correct aussi. Je m’ennuie de mes amies, de ma mère, de ma soeur, de ma famille, j’ai braillé à tous les soirs depuis notre confinement. J’ai les bras engourdis et le coeur serré, une perpétuelle crise d’anxiété qui me cloue et m’empêche de respirer. Écrire est le seul moyen sain qui me reste pour évacuer. Ça et bercer mes enfants en me disant que c’est en grande partie pour elles que nous le faisons, pour leur permettre un futur et une belle vie.

Avant/après, qu’en restera-t-il

Nous devrons gérer un syndrome du stress post-traumatique collectif et resterons assurément avec des grandes séquelles de tout ça. Nous réalisons l’ampleur de l’événement et serons constamment en hyper-vigilance. J’imagine que comme tout choc, la vie et la routine reprendra tranquillement son cours. Les enfants retourneront jouer dans la cour d’école, nous allons chialer de nouveau sur l’hiver et nous nous souviendront de la réforme sur l’éducation. Les saisons se succéderont et nous nous rappellerons dès nos premiers symptômes grippaux. La panique se fera sentir et nous serons inquiets, et si ça recommençait?

Le syndrome de stress posttraumatique (SSPT) désigne une réaction psychologique à un évènement traumatique intense, surtout quand la vie est menacée. La réaction immédiate à l’évènement doit s’être traduite par une peur intense, un sentiment d’impuissance ou un sentiment d’horreur.

alpabem

Sur ce, courage et restez à la maison!

Je vous reviens sous peu avec des articles plus légers remplis d’idées mais j’avais besoin de ventiler!

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