À toi qui, tout comme moi, n’arrives pas à devenir maman

À toi pour qui ça ne marche simplement pas. Sans vraiment que l’on sache trop pourquoi. On dirait que notre ventre n’est pas assez accueillant.

Et pourtant.

Y’a tellement d’amour en dedans de ce ventre-là. Tellement de chose à donner, de tendresse à partager.

La douleur physique ronge tranquillement le corps, mais c’est l’insoutenable mal dans notre tête qui est le pire. Ça commence par l’incompréhension, mais ça se termine toujours avec l’impression d’avoir fait quelque chose de mal.

Parce qu’il faut être dans le tort pour mériter ça, non ?

À toi qui n’oses jamais en parler plus que ça, par peur de devenir un fardeau pour tes proches… Alors qu’il faut subir les amies qui, elles, nous racontent de long en large le bonheur d’être enceinte, la fatigue qui vient avec le petit qui ne fait pas ses nuits ou comment c’est vraiment difficile vivre le confinement avec les enfants.

Ben oui, on essaie d’être heureuse pour elles et d’avoir de l’empathie quand elles sont exténuées. Ça reste des amies.

Y’a quand même ce court instant, pas long, mais qui revient souvent, pendant lequel on se demande si elles savent ce qu’on vit en dedans. Malheureusement, les gens ne comprennent pas. Ils oublient, même, notre douleur.

C’est immanquable, on se dit à chaque fois qu’on les prendrait, nous, ces nuits blanches là pour se coller avec son enfant jusqu’aux petites heures du matin. Ou qu’on échangerait de place avec eux, surtout en ce temps de pandémie, pour avoir des joyeux bambins à nos côtés.

À toi, qui comme moi, donnerais tout pour avoir la chance d’entendre une petite voix t’appeler Maman.

À toi qui es rendue une actrice hors pair. Qui ne partage jamais ses douleurs, qui fait comme si tout allait bien et que ce n’était pas si grave que ça. Je te comprends tellement.

Faut toujours qu’il y ait cette maudite brillance dans le coin de notre œil qui nous trahit, un urgent besoin d’aller au petit coin simplement pour se cacher quelque part.

Plus le temps passe, moins on se reconnaît. La joie qu’on est censée ressentir pour nos proches se transforme dangereusement en jalousie.

Ce qui était un beau projet de couple est devenu une réelle torture quotidienne.

Pour ma part, et je te le souhaite tout autant, cette expérience a renforcé mon couple et m’a confirmée que c’est avec cet homme-là que je veux finir ma vie. Et ça, peu importe ce que la vie nous réserve.

Prends le temps de partager tes souffrances, ne garde pas tout en dedans. Nos conjoints sont là pour ça. Nos amis et notre famille aussi, même si on a l’impression que non.

Certains bébés prennent plus de temps pour arriver et malheureusement, certains n’arriveront jamais. Il faut apprendre à l’accepter même si c’est un long cheminement douloureux.

Bien sûr qu’on a le droit d’être triste ou en colère. C’est normal, et surtout, c’est sain. Il faut prendre le temps de vivre ses émotions pour passer au travers.

La vie est faite d’une drôle de façon. Elle est injuste à certains moments, mais peut parfois se montrer si douce.

Sache que tu es comprise, loin d’être seule dans cette épreuve et soutenu par d’autres femmes, partout au Québec.

À toi, qui subis la même chose que moi, vis au jour le jour et garde le focus sur le beau et le positif dans ta vie.

Ça va finir par bien aller pour de vrai 😊

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